Quel est le rôle d’un conseiller en emploi et en régionalisation?

Le conseiller remplit plusieurs fonctions pour assurer le succès des projets de régionalisation des personnes immigrantes à la recherche d’emplois à l’extérieur de la grande région métropolitaine de Montréal. Comment s’y prend-il pour assurer le succès de ses clients? Gerardo Ferro, conseiller pour l’organisme Le Collectif, a pris le temps de s’entretenir avec Emplois en Régions pour expliquer les particularités de son métier.

 

La part du candidat

Au cours de notre entretien, Gerardo nous a rappelé à plusieurs reprises l’importance d’adapter l’expérience et les compétences des personnes allophones lors de leurs recherches d’emploi au Québec, notamment en citant son propre exemple. Journaliste de profession dans son pays de naissance, la Colombie, il avait déjà l’habitude de côtoyer étroitement la communauté dans un esprit d’entraide. Gerardo a misé sur ses compétences relationnelles pour s’installer au Québec en tant que conseiller en régionalisation.

Fier partenaire d’Emplois en Régions, Le Collectif accorde la même importance à l’adaptation de ses services de régionalisation gratuits en fonction des postulants. Quand on lui demande quels critères sont pris en compte pour personnaliser chaque accompagnement, Gerardo dit plutôt: « quels critères ne prenons-nous pas en compte? » Selon lui, chaque détail importe. Chaque personne a une histoire à raconter, une histoire que le conseiller veut entendre. 

En recherche d’un emploi en région, les expériences et compétences du candidat jouent un grand rôle, mais il faut aller au-delà du CV pour considérer ses critères personnels, sa situation familiale et, surtout, son niveau de volonté et d’adaptation. Certains candidats ont plus de motivation que d’autres, un facteur déterminant dans la durée du parcours.

 

Pourquoi travailler en région au lieu de Montréal?

Les personnes immigrantes qui élargissent leurs options ont plus de chance de trouver un emploi à la hauteur de leurs compétences. Après tout, Montréal et Laval ne sont que deux des dix-sept régions qui composent le Québec, et la compétition y est beaucoup plus féroce. À Montréal, dit Gerardo, un employeur peut recevoir 250 candidatures voire plus, tandis qu’un poste identique n’attirera à peu près que dix postulants en région. En outre, devant une pile de candidatures, l’employeur montréalais pourrait favoriser celles avec de l’expérience québécoise, tandis que l’employeur en région ne possède pas ce « luxe ». Par conséquent, il n’est pas rare qu’une personne immigrante trouve son premier travail québécois hors de Montréal. 

Gerardo nous rappelle que les régions ont beaucoup à offrir dans tous les secteurs économiques. On trouve des affiches « Nous embauchons » un peu partout. Le conseiller en régionalisation affirme avoir placé énormément de professionnels dans leurs domaines. Il serait donc faux de croire que seuls des emplois inférieurs attendent les immigrants. D’ailleurs, être conseiller, c’est aussi travailler avec les entreprises, et seuls les employeurs qui reconnaissent pleinement le potentiel des personnes immigrantes sont retenus.

Tout comme chez Emplois en régions, les conseillers du Collectif procèdent à un suivi d’un an pour s’assurer que chaque personne qu’ils ont aidée à s’installer en région soit toujours aussi satisfaite de son choix.

 

Et les familles?

Lorsque le projet de régionalisation d’une personne immigrante concerne sa famille entière, le conseiller travaille de concert avec le/la conjoint/e. Le couple peut dormir tranquille puisque chaque étape pouvant être effectuée à deux, le sera. Les organismes partenaires qui se trouvent déjà en région soulagent les candidats d’un stress énorme en les assistant dans leurs recherches pour un logement, une école ou une garderie. Par ailleurs, les séjours exploratoires, qui avaient été suspendus lors de la pandémie, reprennent graduellement leur cours, et toute la famille est invitée à y participer!

Les familles trouveront également un coût de la vie avantageux, de même qu’une sérénité et un esprit de communauté idéal pour élever les enfants dans l’amour de la nature.

 

Lorsqu’on lui demande quelles sont ses régions préférées, Gerardo s’anime d’une passion contagieuse et liste la Mauricie, la Gaspésie et Chaudières-Appalaches. Évidemment, le conseiller en régionalisation ne manque pas de nous rappeler que chaque région possède des avantages aussi uniques qu’exceptionnels en fonction du domaine d’emploi recherché. Bref, il y en a pour tous les besoins! 

 

Remplissez notre formulaire sur Emplois en Régions dès maintenant pour débuter votre projet!